Orateurs des dernières assemblées générales
  • 2020 : Div Claude Meier, chef d’état-major de l’Armée, « Développement des forces : défis actuels de l’Armée suisse » 
  • 2019 : Nicolas Durand, « Abionic SA, une start-up high tech avec un management inspiré de l’Armée suisse »
  • 2018 : Col EMG Flavien Schaller, « Crise en et autour de l’Ukraine » 
  • 2017 : M. Bernard Wicht, « Contexte stratégico-politique » 
  • 2016 : M. Gaëtan Vannay, journaliste, « Un journaliste en milieux hostiles » 
  • 2015 : M. Adolf Ogi, ancien conseiller fédéral« De Kandersteg à l’ONU » 
  • 2014 : col EMG Benoît Studemann, cdt Base aérienne de Payerne, « Le Gripen, AIR 14 »
  • 2013 : cdt C André Blattmann, chef de l’Armée, « L’Armée, la seule réserve stratégique face aux risques »
  • 2012 : col EMG Ivo Burgener, commandant de la Patrouille des glaciers, « Les dessous de la Patrouille des glaciers »
  • 2011 : div Jean-Pierre Badet, représentant de la Suisse auprès de l’OTAN, « Coup d’oeil dans mon atelier »
  • 2010 : div Jean-François Corminboeuf, commandant de la Région territoriale 1, « Les défis futurs de notre armée »
  • 2009 : M. Olivier Guéniat, chef de la sûreté à la police neuchâteloise, « L’affaire du sadique-zoophile »
  • 2008 : M. Edouard Gnesa, chef de l’Office fédéral des migrations, « Défis actuels dans la politique migratoire »
  • 2007 : cdt C Christophe Keckeis, chef de l’armée, « Etape de développement 08-11 »
  • 2006 : col Benoît Beauchesne, France, « La protection civile en France »
  • 2005 : div Jakob Baumann, chef de l’état-major de planification

Anciennes Assemblées générales

Assemblée générale (5 septembre 2020)

La Société jurassienne des officiers (SJO), forte de 160 membres, a dû annuler en 2020 une partie de ses activités en raison de la pandémie. Initialement prévue en mars, son assemblée générale s’est déroulée le 5 septembre à Delémont, sous la présidence du colonel Fabien Kohler, en présence d’une cinquantaine de membres et d’invités avec, comme conférencier du jour, le divisionnaire Claude Meier, chef de l’État-major de l’Armée, venu démontrer l’indispensable nécessité de renouveler la flotte de nos avions de combat. Fabien Kohler souligne d’emblée la participation, durant trois années consécutives (2017-2019), du chef de l’Armée, le commandant de corps Philippe Rebord, qui montrait son attachement à la SJO et au Canton du Jura.

Les comptes 2019 bouclent par un déficit de fr. 3’500.-, qui s’explique par un premier versement de fr. 5’000.- à l’Espace muséal «Troupes jurassiennes». Les recettes se montent à fr. 12’700.-, les charges à fr. 16’200.-. Le fonds «Publications» s’élève, quant à lui, à fr. 13’800.- 

Assurer la défense de la troisième dimension 

Dans son rapport, le président rappelle que l‘Armée doit être prête à faire face à toutes les éventualités : maîtriser, non seulement les cyberattaques, les catastrophes naturelles et les pandémies, mais aussi faire respecter notre souveraineté. La sécurité est une chaîne : en supprimer un des maillons mettrait en danger l’ensemble du réseau sécuritaire. Le renouvellement des moyens de défense aérienne est nécessaire pour la sécurité de la population suisse. Les F/A-18 atteindront leur fin de vie en 2030. Nous aurons besoin à cette date de nouveaux avions, polyvalents et performants, sans quoi notre espace aérien sera sans protection à partir de 2030. Contrairement à ce qu’on prétend à gauche, un avion léger d’entraînement – un chihuahua – ne peut pas couvrir les missions d’un avion de combat performant et polyvalent. La communication des opposants tient de la grossière désinformation, basée sur un rapport que le parti socialiste a commandé et payé ! Il émane d’une obscure société, ACAMAR, qui a son siège aux États-Unis, une société commerciale qui n’existe que depuis deux ans. A son actif, deux autres études, elles aussi commandées, qui ont fait l’objet de mises en garde de l’Ecole polytechnique de Zurich. Les coûts d’exploitation de ces avions, qui chargera le budget de l’armée, ne seront pas de 24 milliards mais de 6 milliards !

Dans son exposé, le divisionnaire Meier rappelle que la tendance mondiale est au réarmement, notamment dans les nouveaux États-puissances comme les États-Unis, la Russie, la Chine et la Turquie. Quelque 3000 avions de combat se trouvent actuellement sur les aérodromes militaires européens. Des exercices militaires de grande envergure, impliquant jusqu’à 180’000 hommes, sont organisés à l’est de l’Europe, spécialement en Russie, également dans le reste du monde. Si la Suisse ne défendait pas son espace aérien, d’autres pourraient être intéressés à l’occuper ou à y transiter.

Activités historiques et éditoriales de la SJO 

La SJO, en 2019, a continué à déployer une activité éditoriale avec la parution de la plaquette d’Hervé de Weck sur la position fortifiée du Vorbourg – Soyhières, véritable succès d’édition, qui met en lumière un fuseau où, au XXe siècle, d’importants travaux de fortification ont été effectués, entre autres sur le territoire de l’actuelle République et Canton du Jura. A cette époque, une menace planait sur nos régions, due aux guerres entre la France et l’Allemagne, ainsi qu’aux périodes d’incertitude qui les précédaient. Depuis la fin des années 1940, il y a eu la menace soviétique pendant la Guerre froide, ce qui explique l’importance des fortifications durant l’après-guerre. Cette plaquette représente un complément pertinent des publications déjà éditées par la SJO sur l’importance militaire du Largin pendant la Première Guerre mondiale, ainsi qu’une autre sur la position des Rangiers où il n’y avait aucun ouvrage permanent en 1940 et où on en comptait plus de 30 à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, le numéro 2020 de l’annuel Bulletin des officiers jurassiens, tiré à 1900 exemplaires, est sorti en février. Au fil des ans, il est devenu une carte de visite. Merci à son rédacteur, le major Dimitry Queloz et aux annonceurs, grâce à qui une telle publication est possible !

La SJO a soutenu par un don de 10’000 francs la création de l’Espace muséal «Troupes jurassiennes» à Saint-Imier, qui ouvrira ses portes en juin prochain. Les fonds nécessaires – 1,5 million de francs – sont réunis s’est réjoui Walter von Känel, qui en est l’initiateur. Grâce à l’expertise de plusieurs officiers jurassiens, une Histoire militaire du Jura et du Jura bernois en quatre volumes, verra le jour entre 2021 et 2025, le tome II, couvrant la période 1792-1994, devant sortir en même temps que l’ouverture de l’Espace muséal.
                   

Le divisionnaire Claude Meier, conférencier du jour.

Assemblée générale 2019

Nouveaux avions de combat, service civil

Les cinquante membres présents à l’assemblée générale de la Société Jurassienne des Officiers, qui a eu lieu samedi 23 mars 2019 au Centre de réadaptation du Noirmont, ont le plaisir de constater que, depuis trois ans, le commandant de corps Philippe Rebord, chef de l’Armée, ne manque pas ce rendez-vous annuel, comme d’ailleurs le brigadier Mathias Tüscher, commandant de la brigade mécanisée 1, et le brigadier jurassien Guy Vallat, commandant de la Formation d’application de la logistique.

Dans son rapport, le colonel Fabien Kohler, président de la SJO, indique qu’en 2018 la Société a admis 9 nouveaux membres, dont une femme, le lieutenant Camille Borross. La Société compte 159 membres, dont 3 femmes (158 en 2017). Depuis sa création en 1984, elle a publié 15 livres et plaquettes.  En 2018, elle a soutenu le livre paru chez Cabédita, L’Ajoie no man’s land franco-suisse (1939-1945). Elle poursuivra en 2019 son activité éditoriale  avec le lancement à fin novembre d’une plaquette très largement illustrée sur la position fortifiée Vorbourg – Soyhières aux XIXe et XXe siècles.

La loi sur les armes

Les officiers jurassiens se trouvent confrontés à des appels contradictoires concernant la réforme de la loi sur les armes, soumise à votation le 19 mai prochain. Leur président soutient le non, comme le président de la Société suisse des officiers, le colonel EMG Hollenstein. La ministre de l’Intérieur et responsable des affaires militaires, Nathalie Barthoulot, les appelle, quant à elle, à voter oui.

Pour Fabien Kohler, «l’arrêté vise plus le propriétaire d’arme qui se conforme à la loi que les détenteurs et marchands d’armes illégales. Le but visé ne sera pas atteint. L’actuelle loi suisse sur les armes répond aux besoins actuels du système de milice, elle serait inutilement restreinte.» Selon le colonel EMG Stefan Holenstein, «le souci et la peur d’être exclu automatiquement de Schengen sont vraiment exagérés.»

Selon Nathalie Barthoulot, «pour les militaires et les chasseurs en particulier, aucune modification n’est prévue par rapport à la situation actuelle. Un rejet risque de mettre à mal le dispositif Schengen dont nous profitons au niveau sécuritaire, avec à la clé un coût potentiel estimé pour la Suisse à plusieurs milliards de francs. Ce n’est pas anodin.» Le Gouvernement jurassien est favorable à cette réforme et invite à accepter cet objet. Madame Barthoulot ne relève pas qu’à son décès, un possesseur d’arme(s) ne pourra pas les léguer à ses héritiers.

Nouveaux avions de combat, défense sol-air, cybersécurité

Dans son intervention, le commandant de corps Philippe Rebord, analyse la situation politique et militaire en Suisse. «On peut imaginer qu’en fin d’année prochaine, on votera le même week-end sur le service civil et l’acquisition de nouveaux avions de combat. Ce sera rock.» Il faudra  encore du temps avant qu’on voie de nouveaux avions de combat dans le ciel suisse, au mieux 2030. Pour autant que les écueils politiques aient été surmontés, à savoir le référendum attendu contre l’acquisition de ces avions et d’un nouveau système de défense sol-air. Cela alors que les FA-18 sont dans un état catastrophique, ce qu’ont révélé les premiers avions à passer sur les chaînes de RUAG pour leur remise à niveau. On comptait trois à quatre mois de travail par avion, il faudra, dans un premier temps, une année, puis un peu moins à cause d’opérations forcément répétitives. Ceux qui envisagent de prolonger ces appareils au-delà de 2030 se trompent lourdement.

Philippe Rebord évoque ensuite ce qui est fait pour la cybersécurité des autorités suisses, un programme de quelque 3,4 milliards de francs. «Depuis 2017, on peut attaquer dans le domaine cyber. C’est une décision du Conseil fédéral, une nouvelle sphère d’intervention.» Une cathédrale souterraine est en construction, qui abritera des centres de calcul. Dès la fin 2019, la Confédération disposera d’un intranet complètement indépendant et déconnecté d’internet. Chaque collaborateur de la Confédération aura deux ordinateurs sur son bureau, un avec lien sur internet, un branché sur intranet, sans aucun moyen de brancher une clé USB. Ceux qui gèrent des données confidentielles auront un troisième ordinateur. La Suisse aura d’ici 2022 son premier bataillon cyber. La Suisse ne souffre pas d’un terrible retard. On est assez loin des affirmations de  médias pour qui dire ce qui va bien n’est pas porteur ! 

Il y a pourtant un gros écueil, le problème des spécialistes est lancinant pour l’Armée et la Suisse. En 2024, il en manquera dans le pays 40’000 en informatique. «Le problème pour l’Armée est qu’on ne peut pas engager une personne qui vient de New Delhi pour travailler dans le système Intranet. On peut mais…» Ce que prépare l’Armée dans ce domaine intéresse dans le monde entier.

Les officiers se plaignent de la concurrence du service civil, une «armée» de 50’000 hommes, bientôt 60’000. Le service civil ne doit pas être une alternative au service militaire mais une solution pour ceux qui ont un problème de conscience. Les officiers réclament avec insistance que l’accès au service civil soit moins facile. L’Armée n’assure que 85% de ses besoins en soldats, alors qu’elle arrive à 110% pour les cadres. Le chef de l’Armée s’attend à voir la loi révisée sur le service civil contestée par référendum.

Espace muséal de Saint-Imier et prix SJO

 Après avoir entendu le colonel Walter von Känel, le promoteur du projet, les officiers jurassiens, à l’unanimité, accordent un soutien de 10’000 francs à l’Espace muséal des troupes jurassiennes à Saint-lmier.

La SJO attribue dans la foulée son prix à Samuel Embleton, originaire de Prêles, pour sa première bande dessinée, La 14-18 des soldats suisses en BD, parue chez Cabédita à Bière, qui se situe au Largin sur le territoire de la commune de Bonfol. Elle en est à sa deuxième édition, un grand succès ! Il faut la voir comme le premier tome d’une série consacrée à l’histoire suisse. Le deuxième, consacré à la Seconde Guerre mondiale, devrait paraître en fin d’année 2019.   

Un patron de Start-up » qui sort de l’ordinaire

Le conférencier du jour: Nicolas Durand âgé d’une trentaine d’années, un des patrons d’Abionic. Cette start-up produit un appareil capable de diagnostiquer en quelque minutes la septicémie. Actuellement, les analyses traditionnelles prennent beaucoup de temps, alors que le risque de décès s’aggrave d’heure en heure et qu’il faut administrer des antibiotiques le plus rapidement possible. Abionic est la seule au monde à proposer une telle performance.

Dans les appréciations des problèmes et des crises, les décisions et la conduite, Abionis applique les principes enseignés dans les écoles de cadres de l’Armée, sans oublier, dans certains cas, la gestion participative. En passant, Nicolas Durand démonte le mythe de la «hiérarchie horizontale». Il est vrai que l’expression, déjà un niveau linguistique, ne tient pas debout !


Accueil du chef de l’Armée, le cdt C Rebord, qui vient d’arriver au Centre de réadaptation du Noirmont.

Le colonel Fabien Kohler, président de la SJO, ouvre l’Assemblée générale 2019.

Les officiers présents ont accepté à l’unanimité toutes les propositions du comité…

… ils ont admis par applaudissement à la SJO, une deuxième femme, madame le lieutenant  Boross.



          

Assemblée générale 2018

Défense aérienne indispensable si l’on veut une Armée…

Réunis le samedi 24 mars en assemblée générale à la caserne de Bure, les membres de la Société jurassienne des officiers ont reçu quelques informations sur la vision que le chef de l’Armée Philippe Rebord a des nouveaux avions de combat, que la Suisse veut acheter. La veille de l’assemblée, le conseiller fédéral Guy Parmelin avait rendu publiques les exigences fixées pour ces jets, qui devront permettre d’avoir en permanence quatre avions en vol durant un mois. L’enveloppe du Conseil fédéral sera de 8 milliards pour l’ensemble des moyens de défense aérienne.

Mise sur pied de 35’000 hommes en 10 jours

Pour Philippe Rebord, le nouvel avion de combat et le programme de défense sol-air sont d’une importance vitale, car il n’y a pas d’armée sans défense aérienne. Les sommes à engager sont importantes, mais la plus grande partie sera couverte par des affaires compensatoires, dont un tiers en Suisse romande et dans le Jura.

Le chef de l’Armée constate que la situation géopolitique n’est pas simple, notamment avec le retour au premier plan de l’arme nucléaire, les modernisations des armements en Russie et aux Etats-Unis, le conflit en Ukraine, les migrations, le terrorisme et le réchauffement climatique (le dégel du permafrost en région de montagne risque de provoquer de graves éboulements. L’Armée, seule réserve stratégique du pays, devra pouvoir assumer rapidement des prestations dans des situations d’urgence. On est donc en train de rénover le système de mobilisation, dont l’élément spectaculaire sera la mise à disposition de 35’000 hommes équipés en dix jours.

Y aura-t-il assez de soldats ?

Dans son rapport, le président de la Société jurassienne des officiers, le colonel Fabien Kohler, parle d’un véritable défi à propos de cette rénovation de l’Armée, qui va se mettre en place en cinq ans. Mais cela ne sera possible que si l’équipement suit et que les hommes sont 1à. Or, le service civil a un peu trop de succès auprès des jeunes, et cela met en péril la structure de l’armée. Il manque actuellement 500 soldats par année pour réussir à remplacer les partants.

600 exemplaires sur 800 de Jura, Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale publié en octobre 2017 par les Editions D+P et la SJO, ont été écoulés.. Dans la foulée, une cinquantaine d’exemplaires de Aviation civile et militaire, guerre aérienne, le volume du centenaire de la SJO, ont été vendus dans une action «Duopack».  Les ventes, le mécénat et les subventions (près de 40’000 francs). L’opération laissent un solde comptable positif. Le bénéfice sera partagé entre les Editions D+P et la SJO.

Quelques activités à venir

Une information a été donnée par le commandant de la place d’armes de Bure, le colonel EMG Philippe Brulhart, sur la journée anniversaire du 16 juin prochain, pour les 50 ans de la place d’armes. Madame le ministre Nathalie Barthoulot a annoncé que le Canton du Jura parrainerait une troupe de soldats du train, ce qui s’inscrit dans une opération de parrainage d’unités par les cantons suisses.

Le 22 septembre, une journée commémorative de la fin de la Grande guerre à Bonfol et au Largin, organisée par la commune de Bonfol et la section suisse de l’Association franco-suisse du Km 0.

Les Editions Cabédita à Bière vont sortir deux livres sur l’Ajoie. Le premier L’Ajoie no man’s land franco-suisse 1939-1945 du colonel Hervé de Weck, le second, une bande dessinée de Samuel Embleton de Prêles, un jeune dessinateur doué de Prêles, évoque Le Largin et le «Km 0». Le financement des deux ouvrages est assuré. Le lancement aura lieu le 26 octobre au Musée de l’Hôtel.-Dieu à Porrentruy.

Un Jurassien chef des observateurs de l’OSCE

Jurassien d’origine établi en Valais, le colonel EMG Flavien Schaller a témoigné de son expérience de chef des observateurs de l’OSCE à la frontière entre l’Ukraine et la partie sous contrôle des séparatistes soutenus par Moscou. Les accords de Minsk sont inapplicables sur le terrain, les capacités des observateurs sont très restreintes et aucun camp ne tient vraiment à ce qu’on connaisse ses activités sur place… Pas facile non plus de gérer et diriger des observateurs venus d’une bonne douzaine d’Etats différents. Contrairement à ce que donnent à penser les médias, il n’y a pas de bons Ukrainiens et de vilains séparatistes et de vilains Russes. Tout ce monde est très «gris». On oublie en Occident que la Russie se sent pressée par l’OTAN dont l’expansion à l’Est de l’Europe n’était pas ce qui avait été décidé dans les arrangements après l’implosion de l’Union soviétique. Flavien Schaller insiste sur la bonne image de la Suisse, de sa politique de neutrtlité qui facvilite le travail d’un chef suisse desobservateurs de l’OSCE. il a été efficacement soutenu par les ambassadeurs et diplomastes suisses, mais ne peut pas en dire autant de représentants d’autres Etats pourtant parties prenantes à la mission. Dans les séances où ces diplomates se retrouvent  à huis-clos, il y a des échanges pas piqués des vers, peu diplomatiques, voire des pugilats !

Au premier rang, de gauche à droite: Mme Froidevaux, présidente du Parlement, Mme le ministre Barthoulot, le cdt C Rebord, M. le ministre Juillard, M. Gschwind, maire de Bure, le col EMG Brulhart, cdt place, Mmes Rebord et Schaller, le col EMG Schaller.

A gauche, le conférencier du jour, le colonel EMG Flavien Schaller présenté par Fabien Kohler.

Conversation au sommet. De gauche à droite, le cdt C Rebord, chef de l’Armée, le col Fabien Kohler, président SJO, le br Guy Vallat, l’officier général jurassien.

A l’apéritif…

Assemblée générale 2017

Avec Bernard Wicht et sa « guerre moléculaire »…

La 33e assemblée générale ordinaire de la Société jurassienne des officiers (SJO), samedi 11 mars 2017 à 15h30, Hôtel de Ville de Delémont.

Le rapport du Président, le colonel Fabien Kohler

Ces derniers mois ont été marqués par la fin des débats parlementaires consacrés au développement de l’armée. Les décisions prises récemment ouvrent une perspective positive puisque le DEVA devrait créer une armée efficace et crédible en remédiant aux défauts actuels, avec une enveloppe garantie de 20 milliards pour les quatre prochaines années. On est heureux de constater que la tentative de référendum n’a pas abouti, le quarteron d’opposants n’ayant pu récolter le nombre de signatures nécessaires.

En 2017, les défis resteront nombreux : la mise en oeuvre du développement de l’armée, le rapport sur la politique de sécurité, la défense sol-air, les travaux de préparation de l’acquisition de nouveaux avions de combat, l’acquisition de nouveaux équipements, le système de milice et l’obligation de servir.

Le système de milice constitue le pilier de notre système de sécurité. Le peuple suisse l’a d’ailleurs plébiscité en 2013 à plus de 73%. La place prise par le service civil n’est plus acceptable. Alors qu’il devrait constituer un service de remplacement uniquement pour ceux qui ne peuvent réellement pas concilier le service militaire avec leur conscience, le service civil est devenu un acquis, une alternative au service militaire qui met en péril l’alimentation de l’armée. En 2016, pas moins de 6169 hommes astreints et aptes au service militaire, un nombre record, ont été admis au service civil. Le nombre de civilistes s’élevait à 43’956 à fin 2016. S’agit-il de 43’956 cas de conscience ? Il est permis d’en douter. L’attractivité croissante du service civil met en grande difficulté l’alimentation des effectifs de l’armée, puisque le nombre nécessaire de quelques 18’000 militaires instruits par an ne peut pas être
atteint. La classe politique doit de rapidement mettre fin à ce risque.

Les effectifs de notre société se maintiennent entre 150 et 160 membres. Nous enregistrons en particulier depuis notre dernière assemblée générale douze nouvelles adhésions, ce qui est réjouissant. En 2016, l’assemblée générale fut un succès en ce qui concerne la participation, en particulier de jeunes membres et l’ambiance à la fois formelle et conviviale.

Le major Bernard Donzé, membre du comité depuis 2008 et représentant des Franches-Montagnes, a souhaité remettre son mandat pour raisons professionnelles. Pour le remplacer, les candidatures du capitaine Dany Contreras et du premier-lieutenant Yann Furrer sont acceptées à l’unanimité.

A la fin du mois de janvier, le bat car 1 rendait son drapeau dans les jardins du château de Delémont. Cette cérémonie a été l’occasion d’un changement de commandement à la tête de ce corps de troupe. C’est maintenant le major EMG Vifian, membre de notre société, qui a pris le commandement de ce bataillon. C’est une fierté pour nous de voir qu’un bataillon est confié à un officier jurassien. Félicitations au major EMG Vifian et lui souhaite plein succès.

Publiée en collaboration avec les éditions D+P, Le Jura et le Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale s’inscrit dans la volonté de la SJO de lancer des publications consacrées à l’histoire militaire dans une perspective régionale. Les auteurs, Bernard Roten et Hervé de Weck, ont choisi de mettre en lumière les mesures militaires dans le Jura historique mais également de montrer comment l’industrie jurassienne s’est adaptée durant cette période difficile. Le Bulletin annuel SJO, tiré à quelque 1’800 exemplaires, s’adresse à nos membres mais aussi aux personnes et entreprises dans notre canton et à l’extérieur. Sa notoriété est un fait établi qui n’est plus à démontrer. Le bulletin annuel est une carte de visite essentielle de notre société.

Les comptes 2016

Les comptes présentés par le cap Yan Lapaire mettent en évidence un excédent de recette de fr 3’042.13. Le Bulletin SJO 2016 a rapporté fr 571.70. Le fonds de publication s’élève à fr 16’829.18.

Messages du Chef de l’Armée et du président de la Société suisse des officiers

Le commandant de corps Philippe Rebord adresse aux officiers jurassiens les salutations du commandement de l’armée. Il présente les principaux enjeux et défis de la mise en oeuvre du développement de l’armée (DEVA). Le colonel EMG Stephan Holenstein, président de la Société suisse des officiers présente les prochaines réformes qui seront conduites au sein de l’association faîtière.

Vers la guerre civile moléculaire

Bernard Wicht, privat-docent à l’Université de Lausanne, spécialiste des questions stratégiques, présente une très intéressante conférence intitulée Vers la guerre civile moléculaire. La guerre connaît une mutation totale depuis la fin de la Guerre froide. Avec la mondialisation et le déclin du rôle de l’Etat moderne, les deux formes de guerre auxquelles nous étions habitués – guerre interétatique et guerre civile – ont disparu pour laisser la place à la guerre civile moléculaire. Ce concept est parfaitement adapté pour décrire la situation sécuritaire problématique que connaissent actuellement certains de nos voisins et qui sera probablement également celle de la Suisse dans un avenir plus ou moins proche.

La guerre civile moléculaire se distingue de la guerre civile classique, dont l’exemple le plus emblématique est la guerre de Sécession, par le fait qu’elle n’oppose pas simplement deux groupes, un majoritaire dominant – généralement un Etat – et un minoritaire dominé, comme c’était le cas durant la période de constitution des Etats modernes. En raison de son caractère mutant, elle conduit à se poser deux questions fondamentales. Pour l’Etat démocratique occidental, qui est l’ennemi? Comment lui faire face et ne pas se préparer à la guerre d’avant hier?

Delémont, salle du conseil de ville : l’AG 2017.

Les deux nouveaux membres du comité.

Le commandant de corps Philippe Rebord.

Bernard Wicht explique la « guerre moléculaire ».

    Assemblée générale 2016

Avec Gaëtan Vannay, un conférencier passionnant…

Le 19 mars, la Société jurassienne des officiers (SJO), forte de 150 membres, a tenu son Assemblée générale 2016 au Centre des loisirs de Saignelégier. Une quarantaine de membres – dont plusieurs jeunes officiers – sont présents. Plusieurs personnalités ont répondu à l’invitation du comité: la présidente du Parlement jurassien, Anne Roy, le président du gouvernement et membre de la SJO, Charles Juillard, madame le ministre de l’Intérieur, Nathalie Barthoulot, le vice-maire de Saignelégier, Bernard Varrin, le brigadier Matthias Tüscher, commandant de la brigade d’infanterie 2 dans laquelle servent beaucoup de Jurassiens, le brigadier Guy Vallat, enfant de Damphreux, nouvellement promu commandant de la Formation d’application Logistique.

Après La Rauracienne et l’Hymne national, l’assistance honore ses membres disparus, les colonels André Bacon et Pierre Paupe, anciens présidents de la Société, le major Vino Montavon. Durant la partie administrative, le président, le colonel Fabien Kohler de Courroux, fait un tour d’horizon de la situation internationale et du programme de développement de l’Armée (100’000 hommes et environ 5 milliards de budget annuel jusqu’en 2020). Le Bulletin 2016 de la Société est sorti en février, le 32e depuis 1985. Son nouveau rédacteur, le major Dimitry Queloz, a produit un beau numéro. La plaquette du major EMG Edouard Vifian, Place d’armes aux Franches-Montagnes ou à Bure? Influence sur la question jurassienne, a connu un beau succès, puisque la totalité du tirage a bientôt trouvé acquéreur. La SJO publiera en automne 1917 un livre richement illustré sur Le Jura et le Jura bernois pendant la Première Guerre mondiale.

Les interventions des deux officiers généraux, celle de madame Barthoulot, sérieuses dans leur fond, mais faites avec humour et amitié, créent une excellente ambiance qui encouragera – espérons-le – d’autres jeunes membres à participer aux activités. Le président prévoit d’ailleurs de les rencontrer un soir pour les convaincre.

Le conférencier du jour, Gaëtan Vanney, journaliste de la Radio-Télévision suisse romande, a passionné son auditoire. Il a travaillé dans ce qu’il appelle des «milieux hostiles», en clair le Zimbabwe, la Tchétchénie, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, l’Ukraine. Pour se préparer, il a suivi un entraînement en Ecosse chez les SEALs britanniques (troupes spéciales) et a appris le russe à Ekaterinbourg. La plupart de ses reportages, il les a faits clandestinement et sans accréditation, souvent au risque de sa vie, pour mieux saisir des situations violentes et complexes. Pour s’infiltrer, mais aussi s’exfiltrer, il faut bénéficier de nombreuses aides sur place. Gaëtan Vannay multiplie les missions jusqu’au jour où il tombe victime de stress post-traumatique qu’il mettra beaucoup de temps à soigner. Pour l’instant, il ne se sent pas prêt à aller travailler en milieu hostile.

Dans sa présentation, il fait ressortir qu’une analyse de la situation en Ukraine et au Moyen Orient doit tenir compte de la perception de l’Occident par un Poutine, de ce qu’il considère comme les intérêts vitaux de la Russie, seule façon d’espérer saisir ce qui sous-tend ses actions. Pour un gouvernement occidental, il ne suffit pas de prendre en compte ses seuls intérêts, ses possibilités et celles de ses alliés. On ne peut pas dire que l’Union européenne et l’OTAN ont réussi en géopolitique.

Le président SJO, le col Fabien kohler, salue les invités. De droiter à gauche, le col EMG Brülhart, cdt place d’armes de Bure, Bertnar Varrin, vice-maire de Saignelégier, Mme Anne Roy, présidente du Parlement, Mme le ministre de l’Intérieur, Nathalie Barthoulot.

Le brigadier Matthias Tüsche, cdt br inf 2, le brigadier Guyx Vallat, cdt FOAP Logistique.

Mme Nathalie Barthoulot pendant son allocution

Gaëtan Vannay en milieu non hostile !

Assemblée générale 2015

Avec Adolf Ogi, un conférencier «formidable»…

La Société jurassienne des officiers (SJO) tient son Assemblée générale 2015 à l’aula du Collège Thurmann à Porrentruy. Une septantaine de membres et de personnalités ont répondu à l’invitation du Comité. Parmi les personnalités présentes, le conseiller national Jean-Paul Gschwind, le président du Parlement jurassien, Jean-Yves Gentil, le ministre Charles Juillard qui, selon son habitude, exprime avec franchise et clarté ses positions dans les domaines de la défense et de la sécurité, la conseillère municipale Anne Roy, le divisionnaire Roland Favre, commandant de la région territoriale 1. Adolf Ofi, pour sa part, arrive vers 17 h pour un point de presse

De gauche à droite :
Fabien Kohler, nouveau président SJO;
le ministre Charles Juillard;
l’ancien conseiller fédéral Adolf Ogi;
Jean-François Bertholet, président SJO sortant.

De gauche à droite :
le conseiller national Jean-Paul Gschwind;
le ministre Charles Juillard;
l’ancien conseiller fédéral Adolf Ogi;
le président du Conseil des Etats Claude Hêche.

Après La Rauracienne et l’Hymne national, l’assistance honore ses membres disparus. Durant la partie administrative, le président sortant, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, fait un tour d’horizon de la situation internationale et du programme de développement de l’Armée (100’000 hommes et 5 milliards de budget annuel jusqu’en 2020). Il évoque les résultats des votations militaires dans le Canton du Jura et les activités des officiers jurassiens. Le Bulletin 2015 de la Société jurassienne des officiers est sorti en février. C’est le 31e depuis 1985. Son rédacteur depuis le début, le colonel Hervé de Weck, a demandé à prendre sa retraite. Le major Dimitry Queloz assure la relève, assisté par le colonel Philippe Zahno.

Forte d’environ 160 membres, la SJO peine à maintenir ses effectifs, puisque le Canton du Jura ne produit que trois ou quatre officiers par année. Elle n’en poursuit pas moins son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition. Elle publiera à fin septembre 2015 son 15e ouvrage, une étude du maj EMG Edouard Vifian, intitulée Place d’armes aux Franches-Montagnes ou à Bure ? Son influence sur la Question jurassienne. La plaquette Bonfol… Le Largin, au «Kilomètre 0» du front Ouest (1914-1918) des colonels Claude-Henri Schaller et Hervé de Weck a connu un beau succès, puisque plus de 900 exemplaires sur 1000 ont été vendus. Depuis 2013, la SJO organise chaque année une conférence. Centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale oblige, celle du 12 juin 2014, à la chapelle du Séminaire à Porrentruy, évoquait la menace, les mesures de défense et la vie quotidienne dans le saillant de Porrentruy. Plus d’une centaine de personnes étaient présentes, malgré le beau temps et le match d’ouverture du championnat du monde de football au Brésil.

A l’occasion de cette assemblée générale, le président Jean-François Bertholet passe le flambeau, ainsi que quelques membres du comité. L’assemblée élit son successeur en la personne du colonel Fabien Kohler, chef de l’état-major de liaison entre l’Armée et le Canton du Jura.

Le comité SJO 2015-2018. De gauche à droite, Dimitry Queloz, responsable des publications; Yann Lapaire, caissier; Eddy Comastri, secrétaire; Pascal Docourt, Edouard Vifian, Bernard Donzé, assesseurs; Fabien Kohler, président. Manque sur la photo : Pascal Buchwalder.

La conférence d’Adolf Ogi à 18 h 15 est ouverte au public : au parterre de l’aula du Collège Thurmann, il n’y a pratiquement plus de chaises libres ! L’ancien conseiller fédéral, c’est un tribun qui rappelle Rudolf Minger, chef du Département militaire dans les années 1930. Ce paysans de Schüpfen remplissait les stades lors de ses landsgemeinde patriotiques où il parlait sans langue de bois de menaces extérieures et très proches, de la nécessité d’une défense militaire solide. Adolf Ogi évoque son parcours De Kandersteg à l’ONU en passant par Porrentruy. Il a toujours voulu servir mais pas «disparaître»… Avec simplicité et humour, dans un français de Kandersteg qui fait son charme, il explique comme il a œuvré en faveur de son pays, entre autres en rencontrant les présidents Clinton et Mitterrand. Il souligne que la Suisse, qui ne peut pas entrer dans l’Union européenne, doit avoir avec elle les meilleurs liens bilatéraux possibles, puisqu’elle y exporte les deux tiers de sa production. Devant un public romand, il peut en parler librement, ce qui ne serait pas le cas en Suisse alémanique. Lorsqu’Adolf Ogi conclut son survol, des applaudissements nourris et enthousiastes montrent que les officiers ont vu juste en lui demandant de venir à Porrentruy. Rappelez-vous : il y a une vingtaine d’années, conseiller fédéral en charge du Département militaire fédéral, il était déjà venu parler à Miécourt avant une votation militaire. Tout le monde n’avait pas pu entrer dans la grande salle de La Cigogne.

  Pendant la conférence d’Adolf Ogi.

Assemblée générale 2014

La Société jurassienne des officiers (SJO) a tenu son Assemblée générale 2014 à l’Hôtel de ville de Delémont. Une soixantaine de membres et d’invités avaient répondu à l’invitation du Comité. Après La Rauracienne et l’Hymne national , l’assistance honore ses membres disparus, le major Thévoz et le colonel Pierre Christe.

Durant la partie administrative, le président, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, souligne les activités de la Société et sa bonne santé financière, malgré les quelques 11’000 francs investis dans la campagne contre l’abrogation de l’obligation de servir  En 2013, le Bulletin annuel n’est pas sorti, remplacé en cette année du 100de la SJO, par une plaquette Vie et histoire de la SJO. L’ensemble des manifestations marquant le 100e anniversaire a dégagé un excédent de recettes d’environ 900 francs.

Forte de 165 membres – 5 nouveaux membres sont venus la rejoindre – la SJO poursuit son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition. Lors de la conférence sur la Première Guerre mondiale qu’elle organise à la chapelle du Séminaire à Porrentruy le 12 juin prochain, elle lancera une plaquette Bonfol… Le Largin, au « Kilomètre 0 » du front Ouest (1914-1918) due aux plumes de Claude-Henri Schaller et d’Hervé de Weck. Très richement illustrée, cette publication s’intègre dans l’inauguration du sentier didactique franco-suisse de l’Association des amis du « Km 0 », qui aura lieu le 20 juillet à Pfetterhouse et au Largin.

le br Mathias Tüscher, cdt br inf 2, le ministre Charles Juillard, Gabriel Vuillemin, président du Parlement, le col EMG Studemann, cdt base aérienne Payerne.

le col EMG Studemann et le br Tüscher.

Le prix SJO, décerné tous les trois ans, couronne une thèse de doctorat et un mémoire de master ou tout autre travail jugé équivalent. Cette année, le comité SJO a choisi de distinguer le major EMG Edouard Vifian, auteur d’un  travail de diplôme à l’Académie militaire de l’Ecole polytechnique fédérale, intitulé Quelle fut l’influence de la place d’armes de Bure sur la question jurassienne ?

L’auteur veut faire comprendre les influences ainsi que les conséquences qu’ont pu engendrer la planification, la réalisation et l’exploitation de la place d’armes de Bure sur la création du Canton du Jura. Mais au préalable, un aperçu de la Question jurassienne et des projets de place d’armes aux Franches-Montagnes est nécessaire. Il faut cerner la problématique dans son ensemble, avant de se focaliser sur la place d’armes de Bure. Dans quelle mesure les événements engendrés par les projets aux Franches-Montagnes et la création d’une place d’armes à Bure proviennent-ils d’une appropriation de la thématique par le Rassemblement jurassien comme prétendue preuve d’une imposition par la force par la Berne fédérale et cantonale, désireuses de contrôler les indépendantistes jurassiens ? Comment le Rassemblement jurassien, en particulier Roland Béguelin, exploite-t-il la place d’armes de Bure comme symbole du combat jurassien ?

 Les officiers jurassiens présents quelques minutes avant le début de l’assemblée générale.

Parmi les invités à l’assemblée générale 2014, aucun député fédéral jurassien mais, en revanche, le président du Parlement jurassien,  Gabriel Vuillemin, le ministre Charles Juillard qui, selon son habitude, exprime avec franchise et clarté ses inquiétudes face au projet de cours de répétition de quinze jours. Le brigadier Mathias Tüscher, commandant de la brigade d’infanterie 2, fait ressortir entre autres dans son message que le coût d’acquisition du Gripen, réparti sur trente (la durée de vie de l’appareil) et sur le nombre d’habitants du pays, représente 14 centimes par jour et par habitant.

Le conférencier du jour, le colonel EMG Benoît Studemann, commandant de la base de Payerne, explique les raisons techniques de l’acquisition de cet appareil suédois. Il répond aux besoins de nos Forces aériennes et correspond aux normes en vigueur à l’étranger. On n’a pas besoin en Suisse d’un avion high tech mais d’un avion qui permet d’engager les missiles actuellement sur le marché. qui resteront en service dans le moyen terme. Le 18 mai, le peuple ne votera pas sur le Gripen mais sur son financement. Le fonds « Gripen » de 300 millions par année pendant dix ans provient du budget du Département de la défense, il ne prive par conséquent pas l’AVS, le social, la recherche de précieux fonds. Si ce financement était refusé par le peuple, l’argent resterait à disposition du Département pour d’autres projets. On pourrait alors se demander ce que deviendra à terme notre aviation militaire…

Assemblée générale 2012

Samedi 24 mars 2012

La Société jurassienne des officiers (SJO) a tenu son Assemblée générale 2011 à l’hôtel de La Balance aux Breuleux. Une cinquantaine de membres et d’invités avaient répondu à l’invitation du Comité. Après La Rauracienne et l’Hymne national joués par un groupe de vétérans de la Fanfare locale, l’assistance honore ses membres disparus, le colonel Pierre Stucki et le major Charles Burrus.

Parmi les invités, de gauche à droite : le col EMG Ivo Burgener, commandant de la Patrouille des glaciers, le ministre Charles Juillard, le vice-maire des Breuleux, le brigadier Philippe Rebord, commandant de la brigade d’infanterie 2. Au second plan, le divisionnaire Frédéric Greub et son épouse…

Durant la partie administrative, le président, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, ainsi que le secrétaire-caissier, le premier-lieutenant Patrice Wannier, soulignent les activités de la Société et sa bonne santé financière malgré un excédent de dépenses pour l’exercice 2011. Le Bulletin a fait en 2011 une perte de 2000 francs, les personnes et les entreprises étant moins nombreuses à payer spontanément leur abonnement.

Forte de 160 membres – 5 nouveaux membres sont venus la rejoindre – la SJO poursuit son effort dans le domaine de l’histoire militaire et de l’édition.

Le 22 octobre 2011, elle a patronné, en collaboration avec l’Association des officiers de réserve de Mulhouse et environs, le colloque franco-suisse de Lucelle, Des deux côtés de la frontière : le Jura bernois, les régions françaises et alsaciennes avoisinantes pendant la Première Guerre mondiale.

Les Actes sortiront de presse au début octobre 2012. On peut souscrire sur le site de la Société jurassienne des officiers avec la formule de commande qui se trouver sur notre page « Publications ».

De gauche à droite : Alain Lachat, vice-président du Parlement jurassien, le major Damien Scheder, le maj Marti, représentant de la Société neuchâteloise des officiers.

Le colonel Jean-François Gnaegi, le président du comité d’organisation 100e de la SJO.

Les sociétés des officiers d’Ajoie, de Delémont et environs, créées toutes deux en 1913, ont donné naissance en 1984 à la Société jurassienne des officiers. Le colonel Jean-François Gnaegi a accepté de présider le comité d’organisation du 100e. La SJO fêtera à Porrentruy, le 23 mars 2013, son 100e anniversaire. La présence du chef du Département de la défense, le conseiller fédéral Ueli Maurer, celle du chef de l’armée, le commandant de corps André Blattmann sont d’ores et déjà annoncées. La journée du 23 mars commencera par une conférence de presse qui situera à l’intention du public la portée de l’événement et la sortie de presse de deux ouvrages. D’abord celle d’un livre publié en collaboration avec les Editions D+P, Jura et Jura bernois: aviation civile et militaire, guerre aérienne (1900-2011), ensuite celle d’une plaquette commémorative, 1913-2013… Vie et histoire de la Société jurassienne des officiers.

Parmi les invités à l’assemblée générale 2012, pour la première fois depuis longtemps, aucun député fédéral jurassien, mais en revanche le vice-président du Parlement jurassien, Alain Lachat, le ministre Charles Juillard, en charge des affaires militaires au Gouvernement jurassien, qui, selon son habitude, exprime, avec franchise et clarté, ses inquiétudes face aux problèmes qui minent la crédibilité de notre armée et sa satisfaction concernant la place d’armes de Bure. Celle-ci dispose depuis peu d’un simulateur de combat qui, à terme, pourrait être utilisé par des armées étrangères, d’autant que les casernes vont être assainies. Dans son message, le brigadier Philippe Rebord, commandant de la brigade d’infanterie 2, condamne l’initiative populaire pour abroger l’obligation de servir comme une manoeuvre visant en fait à la suppression de l’armée.

Le colonel EMG Ivo Burgener.

Le conférencier du jour, le colonel EMG Ivo Burgener, commandant de la fameuse Patrouille des glaciers, présente d’abord un film impressionnant sur la course, puis en évoque les dessous, l’énorme travail préalable, l’indispensable et impitoyable sélection des patrouilles, le coût de la Patrouille des glaciers, environ sept millions. Il s’agit surtout des prestations facturées par le Département de la défense, par exemple 1,1 million pour les vols d’hélicoptères. L’état-major de la course trouve, de son côté, pour environ deux millions de sponsoring. A Berne, on a fini par comprendre que la suppression de la Patrouille des glaciers n’était pas une mesure d’économie… La Patrouille des glaciers devrait se disputer en 2014. Bonne nouvelle pour l’image de marque de l’armée suisse…

Assemblée générale 2011

Samedi 19 mars 2011

La Société jurassienne des officiers a tenu son Assemblée générale 2011 le samedi 19 mars à la salle du Conseil de ville à Porrentruy, hôte du maire Gérard Guenat. Une septantaine de membres et d’invités avaient répondu à l’invitation du Comité.

Durant la partie administrative, le président, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre, souligne les activités et la bonne santé financière de la Société, forte de 161 membres, que 5 jeunes officiers viennent de rejoindre. Elle continue son activité éditoriale: les 550 exemplaires de Fortification de la position-clé des Rangiers (1870-1995) – son 12e titre – ont été vendus en l’espace de deux mois !

Avec la Société des officiers des Franches-Montagnes apparue en 1985, les sociétés des officiers d’Ajoie, de Delémont et environs, créées toutes deux en 1913, ont donné naissance en 2005 à la Société jurassienne des officiers. La SJO fêtera donc en 2013 son 100e anniversaire qui sera marqué par la publication, en collaboration avec Pressor et les éditions D+P, de Jura et Jura bernois… aviation civile et militaire, guerre aérienne (1910-2011), ainsi que d’une plaquette sur l’histoire des sociétés d’officiers sur le territoire de la République et canton du Jura.

Parmi les invités à l’assemblée générale 2011, le conseiller aux Etats Claude Hêche et le conseiller national Dominique Baettig, le 2e vice-président du Parlement jurassien, Raphaël Schneider, le ministre Charles Juillard, en charge des affaires militaires au Gouvernement jurassien, qui a l’habitude d’exprimer à cette occasion, avec franchise et clarté, ses inquiétudes face aux problèmes qui minent la crédibilité de notre armée. Dans son message, le brigadier Philippe Rebord, commandant de la brigade d’infanterie 2, condamne des manœuvres visant en fait à la suppression de l’armée, comme l’initiative populaire pour abroger l’obligation de servir.

Le divisionnaire Jean-Pierre Badet, conférencier du jour, dont les racines se trouvent à Fregiécourt, est représentant militaire de la Suisse auprès de l’OTAN à Bruxelles et conseiller militaire de la Mission suisse auprès de l’Union européenne. C’est un poste avancé du commandement de l’armée. Son exposé permet de jeter un «coup d’oeil dans son atelier» de trois personnes (un collègue allemand en dirige cent cinquante !). A l’OTAN, les décisions sont prises à l’unanimité des Etats-membres. Pendant la Guerre froide, l’Alliance disposait d’un certain nombre de divisions; aujourd’hui, elle ne possède que des états-majors de force qui coiffent, en cas de crise, les troupes fournies par des Etats-membres qui restent souverains. Ils acceptent ou non d’en mettre à disposition pour un temps donné. Voilà qui explique des lenteurs et des adaptations, lorsqu’un contingent national est retiré. Des informations-clés au moment où des avions de combat occidentaux interviennent enfin dans l’espace aérien libyen!

Avec le Partenariat pour la paix et l’Euro-Atlantic Partnership Council, l’armée suisse peut, sans porter atteinte à la neutralité du pays, coopérer d’une manière flexible, en fonction de ses objectifs et de ses intérêts, ainsi améliorer son savoir-faire, apporter des réponses aux menaces, aux défis globaux d’aujourd’hui et de demain. Il y a là, vraisemblablement, un point de départ pour une conception de défense, nouvelle et élargie, qui aiderait notre armée à retrouver sa raison d’être…

Le colonel Jean-François Bertholet, président de la SJO.

Le conférencier du jour, le divisionnaire Jean-Pierre Badet, représentant de la Suisse auprès de l’OTAN, le ministre Charles Juillard.

  

Parmi les invités (de gauche à droite) : le brigadier Philippe Rebord, Gérard  Guenat, maire de Porrentruy, M. Raphaël Schneider, 2e vice-président  du Parlement jurassien, le divisionnaire Dominique Juilland, président de l’ARMS.

Assemblée générale 2010

Samedi 20 mars 2010

La Société jurassienne des officiers a tenu son Assemblée générale 2010  à la Fondation rurale interjurassienne à Courtemelon. Une soixantaine de membres et d’invités avaient répondu à l’invitation du Comité.

Durant la partie administrative, le président, le colonel Jean-François Gnaegi de Delémont, souligne les activités et la bonne santé financière de la Société, forte de cent soixante-cinq membres (en augmentation de cinq depuis mars 2009). La SJO, qui continue son activité éditoriale, sort, lors de l’assemblée générale, une plaquette intitulée Fortification de la position-clé des Rangiers (1870-1995). C’est son douzième titre!

Après cinq ans de présidence, le colonel Gnaegi remet son mandat, l’assemblée désigne son successeur, le colonel Jean-François Bertholet de Courfaivre et nomme par acclamations Jean-François Gnaegi, qui a mis en place les structures actuelles de la SJO, président d’honneur. Il n’y a pas de changement au Comité qui a la mission importante de préparer le centième anniversaire de la SJO en 2013 et, à cette occasion, la publication d’un livre sur l’aviation civile et militaire, ainsi que sur la guerre aérienne dans l’espace aérien du Jura et du Jura bernois.

Parmi les invités, le président du Parlement jurassien, Michel Juillard, le ministre Charles Juillard, en charge des affaires militaires au Gouvernement jurassien, qui exprime avec franchise et clarté ses inquiétudes face aux différents problèmes qui minent la crédibilité de notre armée. Le colonel EMG Hans Schatzmann, président de la Société suisse des officiers, qui ne manque pas une assemblée des officiers jurassiens, rappelle le rôle et la position de la SSO dans cette période difficile que traverse notre armée de milice. Pour sa part, le divisionnaire Jean-François Corminboeuf, commandant de la Région territoriale 1, s’exprime au nom du commandant de corps André Blattmann, chef de l’armée. Il présente clairement les problèmes de budget, les charges d’exploitation en hausse et les investissements en baisse, les équipements qui manquent, les matériels qui passent d’une troupe à l’autre et s’usent rapidement. Le remplacement des Tiger n’est pas assuré et le service civil enlève à l’armée les effectifs de plusieurs bataillons. On s’achemine vers de graves points de rupture. Les problèmes relèvent des militaires, mais surtout des politiques…

Le nouveau président, le colonel Jean-François Bertholet.

Le président sortant, le colonel Jean-François Gnaegi.

  

Parmi les invités : au deuxième rang, le colonel EMG Hans Schatzmann, président de la SSO; au premier rang de gauche à droite, le président du Parlement, Michel Juillard, le divisionnaire Jean-François Corminboeuf, le ministre Charles Juillard, la conseillère aux Etats Anne Seydoux, le conseiller aux Etats Claude Hêche.

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